En mémoire des enfants des Lebensborn

Les Lebensborn étaient des maternités où des femmes donnaient naissance à des enfants dits « parfaits » de race aryenne, selon les critères de l’idéologie nazie. Les pères étaient des SS ou des soldats allemands. Au total, on estime que 20 000 enfants seraient issus de ces dispositifs. Conçus pour perpétuer le IIIème Reich, ces enfants furent abandonnés à la fin de la guerre, avant d’être recueillis par les Nations-Unis. Ils furent renvoyés vers les pays dont on les supposait originaires pour y être adoptés.

Au cours de cette cérémonie du 2 mars 2019, l’Association pour la mémoire des enfants des Lebensborn, accompagnée depuis 2016 dans son initiative par l’ONACVG de la Meuse, a dévoilé une plaque en mémoire des 17 enfants arrivés à Commercy en octobre 1946.
La Directrice générale de l’ONACVG, Rose-Marie Antoine, a par la suite ouvert une table ronde, qui rassemblait Boris Thiolay, journalise et auteur de Lebensborn, la fabrique des enfants parfaits, Gisèle Niango et Jean-Pierre Roulet, enfants des Lebensborn.
A maintenant 75 ans, Gisèle et Jean-Pierre ne se connaissent pas. Ils sont pourtant tous les deux arrivés ce fameux mois d’octobre 1946 à Commercy. Gisèle a su très tôt qu’elle avait été adoptée, quand Jean-Pierre l’a appris à sa retraite. Rassemblés en ce jour, ils témoignent sur leur traumatisme, sur leur histoire, et sur la remise en question de leur identité.

Rose-Marie Antoine a conclu en soulignant le courage de ces victimes et l’espoir de la résilience qu’une reconnaissance publique de leurs souffrances viendrait encore renforcer.
ONACVG
© Association pour la mémoire des enfants des Lebensborn