Jean Monin, Résistant et passeur de mémoire exemplaire
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Jean Monin s’est éteint dans la nuit du 1er au 2 juillet 2019. Entré en résistance à 16 ans comme agent de liaison, il assura de nombreuses missions pour le maquis des Glières. Arrêté le 24 janvier 1944 à Saint-Martin Bellevue, il connut la prison d’Annecy, celle de Montluc à Lyon, le camp de transit de Royallieu-Compiègne, avant d’être déporté au camp de Mauthausen en mars 1944. Il endurera les pires traitements et la maladie, mais connaîtra d’indéfectibles amitiés avec Georges Séguy, futur secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982 et José Cerceda, le communiste espagnol.
Jean Monin sera libéré par la Croix Rouge internationale, le 28 avril 1945. Il n’aura de cesse de témoigner et de transmettre un message de paix et de vigilance aux jeunes générations. Il les accompagnera à Montluc, au camp de Mauthausen, et participera à l’organisation du Concours national de la Résistance et de la Déportation en Drôme. Il créera les Sentiers de la mémoire à Mirmande, une randonnée mémorielle qui permet de sensibiliser chaque année plus de 700 écoliers drômois à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

Respectueux de tous, attentif aux autres, Jean Monin fut un remarquable serviteur du monde combattant. Très actif dans le monde associatif, il fut vice-président du Conseil départemental de l’ONACVG en Drôme et continuait de travailler avec le service départemental et le personnel du Mémorial de la prison de Montluc. Il témoignait encore, il y a quelques jours sur son père gendarme, également Résistant ,avec qui il cachait des armes pendant la guerre.
Il fut et reste un homme digne de la plus haute estime. Épris de liberté, il a su rester fidèle à ses idéaux de jeunesse.

Franck Tison, ONACVG de la Drôme
© ONACVG
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