10 hauts lieux de la mémoire nationale
et plus de 2 500 nécropoles nationales et carrés militaires
perpétuent la mémoire des conflits contemporainsorains.
Suresnes
Mémorial du Mont-ValérienAblain Saint-Nazaire
Notre-Dame de LoretteHauts-Lieux & Nécropoles
Les hauts lieux de la mémoire nationale
Propriétés de l’État, placés sous la responsabilité du ministère des Armées, les hauts lieux de la mémoire nationale perpétuent la mémoire des conflits contemporains auxquels la France a participé depuis 1870, qu’il s’agisse de la Grande Guerre (1914-1918), de la Seconde Guerre mondiale, des conflits liés à la décolonisation en Indochine et en Afrique du Nord, ou encore des opérations extérieures (OPEX). Chaque site présente un caractère national et emblématique d’un aspect de ces conflits. Lieux de recueillement, d’histoire et d’éducation, ils sont ouverts au public et marquent la volonté de l’Etat d’honorer la mémoire de ceux qui ont combattu pour la France ou qui ont été victimes des conflits dans lesquels elle a été engagée.
Vecteurs privilégiés de la mémoire nationale et des valeurs de la République, ces lieux proposent toute l’année une programmation pédagogique, culturelle et mémorielle riche et variée.
Les sépultures de guerre
Avec la Grande Guerre, l’individualisation des tombes des soldats devient une question essentielle pour les familles et les autorités. Plusieurs lois, en particulier celle du 29 décembre 1915, consacrent le rôle de l’État qui est, dès lors, en charge de l’entretien des sépultures des combattants décédés au cours d’opérations de guerre avec attribution officielle de la mention « Mort pour la France ». Ce devoir à caractère perpétuel ne concerne toutefois que les corps qui n’ont pas été restitués aux familles qui en avaient fait la demande.
Aujourd’hui, 291 nécropoles nationales et plus de 2 200 carrés militaires situés dans les cimetières communaux répartis sur l’ensemble du territoire national conservent les restes mortels de près de 800 000 combattants « Morts pour la France ». 88 % d’entre eux sont décédés lors de la Première Guerre mondiale. Certains reposent en ossuaire, faute d’avoir pu être identifiés au moment de leur inhumation.
Dans les conditions prévues par le Code des Pensions militaires, ces sépultures sont aujourd’hui placées sous la responsabilité de la Direction de la mémoire, de la culture et des archives (DMCA) du Ministère des Armées et des Anciens combattants.
Opérateur du ministère des Armées dans le champ mémoriel, l’ONaCVG met pour sa part en œuvre la politique d’entretien, de rénovation et de valorisation de l’ensemble de ce patrimoine funéraire hautement symbolique. Lieux de recueillement, de commémorations, les nécropoles nationales et les carrés militaires sont aussi des lieux de transmission mémorielle à destination des jeunes générations.